Je suis une légende – 2007

pitch:

New York déserté est parcourue dans ses grandes étendues par le Robert Neville. Rescapé du virus qui aurait du éradiqué le cancer, il mène une existence cloitrée en la recherche du remède la recherche de survivant avec pour seul compagnon, son chien.

Avis:

Fan invétéré de Science Fiction formelle, celle qui nous interroge sur notre humanité, celle de Blade Runner, pas celle de Star Wars, j’ai été le lecteur passionné de Gibson entre autres et Matheson en particulier, l’auteur du livre dont ce film est tiré.

Il y a plus de 10 ans je lisais l’un des fleurons de la littérature vampirique. En porte à feau avec Bram Stocker, Matheson était certainement le précurseur de la vulgarisation du mythe vampire avec la Science virale dont héritèrent généreusement Blade et 28 jours plus tard(même si Boyle refusa de nommer ses créatures).

Ma lecture du film fut double puisque je me fis raconter la fin par un collègue qques jours avant de prendre mon billet.

C’est incroyable comment j’arrive à ne pas être d’accord avec ce collègue. Pour vous donner une petite idée, c’est le genre de personne geek jusqu’à la moëlle, organisée, méthodique et qui n’aime pas être bousculée dans son savoir. Soupoudrez celà de l’humour du sale gamin qui se faisait débarouler dans les cours de récré ou seulement volé son gouter à 4h00. Et qui le méritait.

Comme beaucoup de spectateurs français, il a cette habitude de rechercher les incohérences pour mieux asseoir sa supériorité. Ce genre de personnes qui vont dans les salles et nous gâchent nos 7 euros de place avec leur exaspération ostantatoire dès qu’un détail leur saute aux yeux. Et pour mieux vous faire chier, ils se précipitent avant le générique pour faire pleuvoir leurs critiques.

Plusieurs remarques de mauvaise foi émergèrent de sa bouche et parmi le florilège voici ce que j’ai retenu:

« Manhattan est à l’abandon depuis 3ans . Les véhicules sont tout neufs et tout brillants… »

Ce que mon collègue ne précisait pas c’est que la séquence dure à peine 40 secondes et que le reste du temps les véhicules sont correctement tapissés de poussière. En effet, le film s’ouvre sur Will Smith au volant d’une mustang (Barricade dans Transformers), pur sang, image de la liberté des grands espaces. En outre ce qu’il omet, c’est que Manhattan est un lieu très difficile à faire évacuer pour les besoins d’un film. En celà, la séquence vaut son pesant de cacahuètes.

« Will Smith affirme que les créatures sont dépourvus d’intelligence. alors qu’elles montrent une certaine organisation sociale… »

C’est une fausse critique. Le professeur affirme que les créatures ont perdus toute humanité et non pas intelligence. Ce n’est pas pour autant qu’il a raison et celà ajoute au portrait d’un être seul au monde avec aucun vis-à-vis pour le contre dire. D’autant que les loups sont organisés socialement et ne sont pas pour autant humains…

« Le message judéo-chrétien est à gerber. »

Oui. Mais peut on reprocher à l’amérique de produire un film imprégné de sa propre culture? J’ai trouvé au contraire correcte la manière que le film à de montrer avec sobriété les détails de l’american way of life: l’habitude de prier en famille et à toutes occasions, le chien comme membre de la famille (en Asie, il serait le premier à finir en charpilles), la cohabitation de la science, qui répond à la question « comment » et de la spiritualité, qui elle répond à la question « dans quel but », le bacon comme monument de la gastronomuie ou Shrek comme éléments culturels puissants.

Le traumatisme national qui touche les Français au sujet de la religion à failli conduire notre discussion au pugilat.

Heureusement, il y eut le café.

3 Réponses

  1. excellente analyse, j’ai un peu vécu la même chose quand mon collègue avec qui je suis allée voir le film m’a dit: « il y a trop de blancs dans ce film » en même temps c’est l’histoire d’un type qui se retrouve seul donc bon un peu normal😉

    « Le traumatisme national qui touche les Français au sujet de la religion » tout à fait d’accord avec ça

  2. J’ai également trouvé ce film decevant et pourtant je ne suis pas un « geek »… Autant d’argent, de promo, dans un scénario aussi peu original, je ne vois pas vraiment l’interet…

  3. aucun rapport avec les geeks…

    Le scénario est comme tu dis « peu original » mais l’histoire dont il est tiré est la matrice de ce que donne aujourd’hui blade, 28 jours plus tard.

    Il était là l’intéret que Will Smith (qui a participé à la production) a raté.

    Après pour ce qui est du budget, on s’en tape.

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