The great happiness space – 2006

Synopsis:

Osaka, Japon. Issei est le meilleur en ville. Son métier: host dans un club. Son travail consiste à attirer les femmes pour qu’elles prennent du bon temps et par ce biais les pousser à la consommation.

Comment est-il devenir le numéro de la nuit Osakienne? Comment gère-t-il l’attachement nécessaire pour toute relation commerciale durable? Que recherchent ces clientes fortunées ou non?

Avis:

Le documentaire nous invite à une descente aux enfers  des nuits japonaises (provinciales, que dire de ce qui se passe à Tokyo?). Fort d’une regard particulièrement juste, le réalisateur alterne les entretiens avec une lucidicité édifiante.

Heureusement on nous épargne les raisonnements moraux imbéciles et le montage fait surgir de la bouche de ces interviewés la vérité: il n’y a que des êtres esseulés dont le sentiment de solitude est exploité commercialement. Ou comment l’affectif (Amae) est une source de revenu.

Le docu se garde de tout jugement de valeur, loin du prosélytisme humoristique d’un Michael Moore, et ménage son spectateur allant de révélation en révélation.

Mon petit regret: le docu s’attardera exclusivement sur ces êtres abandonnés à leur déchéance et on n’éffleurera jamais le sujet des réseaux certainement yakusa qui régissent ce genre d’établissement.

Bien qu’on puisse imaginer que le Japon ait une réputation de service affectif hérité par les geishas, la dichotomie sentimentale que livrent les interviews montrent avec éloquence les dégâts profonds engendrés.

Comme quoi derrière le faciès d’un pays développé, ce qui est érigé comme un succès (être le meilleur de sa profession) et romanisé par certains Manga, n’est parfois rien de plus que ce qui se passe à Pigalle.

7 Réponses

  1. Ha ha ha, je l’ai vu y’a pas mal de temps déjà ce reportage.

    Tu sais pourquoi je me laisse pousser les cheveux ? Pour devenir host …

  2. ah ok.
    Je me disais…

    Y t’avais comme un air de ressemblance avec le monstre coréen.

  3. […] J’avais même donné mon avis sur un reportage que je vous recommande vivement qui explorait les bas-fonds de la nuit d’Osaka, ici. […]

  4. J’ai mis en téléchargement sur mon site le film-documentaire pour ceux qui ne l’on pas vu.

    Voici l’adresse:
    http://www.japan-world.net/japon/video-japon-the-great-happiness-space.php

    andre

  5. merci André,
    c’est une super initiative (d’autant que la vid sous Daily est cuite).

  6. De rien.

    J’ai du ré-encoder la deuxième partie car je n’ai pas trouver en français qui marche.

    Vous avez donc les sous-titre anglais et français sur cette partie mais ça reste lisible.

    Si vous avez une adresse pour la vidéo sans sous-titre, je ré-encoderais pour incruster les sous-titre français.

  7. Je vais vérifier la version que j’ai. Et je te tiens au courant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :