Identity – 2003

Synopsis:

Un homme, sa femme et son enfant roulent sous la pluie, sur une route déserte avant d’être victime d’une crevaison. Pendant que le mari change la roue, une voiture emporte la mère.

Les différents protagonistes trouvent refuge dans un motel miteux ou les attendent des évènements tous plus étranges les uns que les autres.

Avis:

Intrigué par le post concis du super chinois, je me suis pris au jeu. Découvrant le post 10 minutes avant le début du film j’ai donc allumé mon téléviseur pour une séance télé.

ça me change du foot….

Le générique donna un élément de réponse à l’élan déloges fournis par Super Chinois qui fut lui-même suivi par une série de commentaires de la même teneur.

James Mangold, le réalisateur avait livré Copland, le tour de force exploitant un Stallone, alors sur une pente descente, un semblant crédible même démuni de ses gants de boxe ou de son arc à flèches à têtes chercheuses, polar poisseux de flics pas très nets.

L’excellence du scénario évoquée par le post eut pour effet d’attiser ma curiosité (excessivement) au point qu’à la demi-heure, la clé de voute du puzzle m’apparut peut être pas avec évidence, mais au moins avec des soupçons gros comme Guy Carlier.

En raisonnant par l’absurde, le coupable est vite désigné: dans un WODONIT le coupable est toujours celui qui parait le plus innocent.

Bien que la satisfaction intellectuelle permette d’émettre des soupçons, il n’en reste pas moins que Identity ménage son effet par un scénario rondement mené.

Même si aux 2/3 les soucis de vouloir tout expliqué plombe tout intéret au film.

Ce qui suit est blindé de spoilers:

Avoir vu le film coréen sous estimé 2 soeurs (sorti la même année, je mets ça histoire qu’on ne dise pas qu’un tel à copier l’autre) m’a mis la puce à l’oreille.

Et lorsque le mot « multiplication de la personnalité » est évoqué, aux alentours de la demi-heure de film, comme dirait Steve Jobs: BOUM! La solution tombait sous le sens.

Restait à savoir où commençait la réalité et où finissait la personnalité de Malcolm avec la déception de se dire que Mangold ait choisi la facilité scénaristique en plaidant la démence.

Un indice trotta assez rapidement dans mon esprit dans le premier quart d’heure quand la mère se fait renverser. Une incohérence est insérée (volontairement?): dans un premier point de vue, celui du père, la limousine qui renversé la mère s’arrête mais repart sans laisser de trace.

Dans un second point de vue, John Cusack, chauffeur de la limousine, descend de voiture pour porter secours à la victime. Ce glitch indiquait que la réalité du film prenait racine subjectivement et que rien ne devait être pris pour acquis. Le scénario n’aurait rien d’objectif dans le reste du film.

Un autre indice, un peu plus subtile, arrive avec le premier meurtre, lorsque l’actrice arrache le rideau de douche, pour se promener sous le pluie à le recherche d’un réseau GSM.

Un polar avec un rideau de douche? Tout fan de film à suspense connait l’avenir de la victime. Comment ne pas y voir un clin d’oeil à Hitchcock et Psycho ie le premier thriller mettant en scène la démence et entres autres la multiplication de la personnalité.

Tout celà ne m’aurait pas posé de problème si Mangold n’avait pas placé la révélation de son twist au 2/3 du film. Un peu tôt peut-être, la révélation désamorça totalement tout enjeu à postériori. Avec la démence, tout est permis. Du coup le dernier tiers n’est que du remplissage et des portes ouvertes enfoncées.

Comme je m’ennuyais dans le dernier tiers, mon esprit s’en est allé de sa petite réflexion. Le dernier tiers du film voit notre anti-héros partir à la recherche et au meurtre de la personnalité « nocive ».

On décèle donc un discours complètement à l’opposé de pensée asiatique. Le psychiatre appelle le patient à « tuer » la personnalité malfaisante, semant la division dans son propre esprit.

D’abord, l’unicité de la personnalité et de l’âme est un concept occidental. L’idée d’une loi univoque et intangible n’est pas sans rappeler la conception très mathématique de notre éducation: une loi + des singularités. Freud a décrété que toute personne « souffre » de névroses.

En Asie au contraire, on considère que l’homme est un ensemble de personnalités et qu’elles ne doivent pas être séparées. Ainsi la cérémonie Lao du Baci consiste à attacher des liens de cotons autour des poignées dans le but de réconcilier les 32 âmes/personnalités.

Là où l’occident décrète une pathologie à soigner par le meurtre expiatoire, l’Asie appelle au rassemblement et l’harmonie.

Fin de spoilers.

7 Réponses

  1. Non mais la MILF, elle est bien la MILF ?!

  2. Qui ça? La biatch?

  3. Yeah, what else🙂

  4. Je me suis posé des sacrées questions sur les préférences sexuelles du SuperC. quand j’ai vu la mère de famille se faire renverser.

    no offense. my mistake!😉

  5. Interessant cette cérémonie du Baci…
    Je n’avais pas fait le rapprochement avec 2 soeurs (meme si j’ai vu Identity peu de temps apres… je doit etre un peu lent ;p , cela dit je ne me rappelais pas vraiment avoir vu le film…).

  6. Doit on comprendre qu’il ne t’a pas laisser un souvenir impérissable?

  7. En effet, pas plus que ca.
    Sur le coup, il me semble me rappeler que je l’avait trouvé bien sympa, mais il est sorti assez vite de ma mémoire.
    Et puis bon, j’ai un probleme d’association film/nom du film/affiche qui n’aide pas ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :