Tsubasa no oreta tenshitachi 2

Synopsis:

Le cheminement de 4 femmes dans les méandres de la vie Tokioïte. Entre dépression, actes manquées, attentes desespérées, la première couve l’envie d’en finir avec ses jours ou plutôt ses nuits, la seconde s’amuse de l’enjokosai, la troisième consacre sa vie à la performance plus que de raison et enfin, la dernière jouit de la place de leader … dans un bar à hotesses.

Avis:

Pas évident de cerner ce mini drama en forme de récit d’apprentissage. Diffusée en 2e partie de soirée au Japon, clairement, la série s’adresse à un public averti.

Plongeant délibéremment dans un glauque m’ayant laissé pantois, le feuilleton égrenne sa dépression communicative aidée de la désinvolture d’un tokyo impersonnel, annonyme, inhospitalier.

Tout jugement moral propre à l’occident serait trop facile. En tout bon européen, le spectateur pourrait chercher à connaitre le fin fond du pourquoi du comment, dans une quête de vérité absolue, de loi mathématique ou d’énoncé synthétique, à la manière des fables de La Fontaine ou des tables de la loi (si tant est que l’on ait la clairevoyance d’accepter qu’elles aient eu une part importante dans la civilisation Pan-Européenne). Une règle qui s’appliquerait à tout avec ses exceptions et ses variables.

C’est se fourvoyer et le meilleur moyen de passer à coté de ce drama.

La série est en celà typiquement Japonaise en ce que chaque épisode commence une réflexion face à un problème, une situation sans la terminer puisque c’est au spectateur de ramener cette réflexion à sa propre réalité. En ce sens, oui, le récit devient fable jouerait le rôle de paraboles là où la spiritualité Japonaise n’a pas été influencé par le modèle Judéo-Chrétien.

Là où le Japon se distingue, c’est également dans ce refus de chercher des coupables, un péché originel qui aurait conduit à la situation dramatique dont il est question. C’est surement à où l’occidental se perd, dans ce refus du déterminisme si cher à notre reflexion. En Asie, personne n’est méchant par choix mais par erreur, omission. Les fans de Miyasaki l’ont compris. Malgré ce refus de purger les coupables l’Asie n’en demande pas moins de se réconcilier avec son passé. Là où Freud accuse les parents, l’Asie rappelera au bon souvenir.

De même contraiement au réflexe occidental évoqué plus haut, Tsubasa n’en oublie pas moins la subjectivité de chaque épisode, offre un hommage à la saisonnalité de la vie et la possibilité de recommencer de zero. Là où en Europe on tente de décliner un modèle, une loi générale irréversible (souvent proférée par un obscur philosophe) pour l’appliquer systématiquement à chaque situation, le Japon à l’inverse se saisit de la réalité de chaque jour pour en tirer les enseignements nécessaires non pas pour trouver le bonheur mais pour vivre suffisamment en harmonie.

Mention à l’épisode 3: depuis quand être dans l’eau est devenu si douloureux?

2 Réponses

  1. J’ai moins aimé cette saison 2 contrairement à la première, peut être parce qu’elle est plus sombre.

  2. C’est donc une bonne 2e série: faire plus que la première!

    pour rappel: l’avis de raindrop sur la première saison

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