plouf #6

20 longueurs de 25 mètres dans le temps imparti.

ça doit être les tacos du midi.

La séquence de brasse grenouille/avion est encore perfectible. La gestion de la fatigue fut bien aidée par la lecture du moment.

Du moins, je pense. Je lis actuellement un livre intitulé « L’esprit des religions« . Non pas que je sois en recherche mais le bouquin se donne d’expliquer les cultures via les religions qui les ont engendrées ou les sous-tendent. Un pied de nez appréciable aux détracteurs de toute mention de passé religieux à paraître dans la Constitution Européenne.

Lecture plutôt utile dans mon contexte pro puisqueje suis amené à travailer avec des Japonais, Néo Zélandais, parfois des Indiens et même des Sud Coréens.

Utile également dans la vie privée. Asiatique né en France, la frontière entre ce qui me vient de la France et ce qui me vient de l’Asie tient parfois à peau de chagrin.

Je n’avais jamais fait le rapprochement entre ce flegme si asiat’ et la notion de mousson par exemple.

La soumission au phénomène cyclique induit une conception du monde éphémère en observation de la nature, un genre de carpe diem sans la dualité avec le stoïcisme d’où un certain détachement vis-à-vis des objectifs puisque de toutes façons l’opportunité se présentera à nouveau!

Et le soin apporté au court terme sans ce besoin de se projeter perpétuellement en avant et d’annihiler l’idée de présent. En opposition à ça, le livre évoque le besoin biblique (judéo-catholique) de réussir avec une seule chance, sans retour possible en arrière et cette idée d’hysteresis (on ne peut délier ce qui a lié, et défaire ce qui a été fait), évidente dans les conceptions d’enfer, de péché (rater la cible).

Une review plus complète quand j’aurais terminé le bouquin mais autant vous dire que ça éclaire pas mal de zones d’ombre et tente d’expliquer pas mal de situations sur lesquels jusqu’alors je n’avais réussi à mettre de mot. Ce qui d’ailleurs est un besoin purement occidental, ce besoin de tout expliciter, de tout cerner et d’en sortir une loi rigide et univoque (comment ne pas y voir un résidu des tables de la loi?).

Alors qu’en Asie, où l’on considère qu’une loi a toujours ses limites, son contexte et sa durée de validité, rester dans le vague, permet de ménager son effet, laisse l’interlocuteur le soin de faire son propre raisonnement et effort de conciliation (pour qu’ainsi qu’il ne perde pas la face en se croyant trop bête donc inférieur) là où le Français lambda bombardera d’arguments pour convaincre jusqu’à abdication .

Je m’arrête là. Pour de vrai cette fois. ça n’a rien à voir avec la pluie dont j’aime à humer le parfum méler aux feuilles en décomposition. L’envie d’écrire comme une envie de s’envoler.

J’ai eu des tiraillements dans l’épaule tout le WE et une migraine à m’en dévisser les cervicales samedi soir. J’ai également été réveillé par un SMS: Nox a écrit « on a bouffé les blacks. »

Je me suis rendormi la tête dans un bourdonnement.

2 Réponses

  1. Oui j’ai eu ce même probleme avec une chinoise, a chaque phrase vague qu’elle pouvait dire ou ecrire, j’éprouvais le besoin d’explication, de commentaire, pour savoir exactement ce qu’elle pensait, et pas l’interprétation que je m’en faisais.
    Pour toi, ça doit pas etre simple de gérer les 2 cotés, assumé le flou asiatique, et subir l’exactitude occidentale …

  2. C’est une gymnastique en effet.

    Je me rappelle de pas de mal d’engueulades avec des Français suffisants à eux même qui faisaient les connaisseurs avec des : « Oui, les asiatiques sont comme-ci comme ça… »

    Ce qui avait le facheux don de m’énerver considérant que ce n’était pas en une tripotée de phrases qu’on embrassait une culture et ses subtilités.

    On peut en jouer ceci dit: cf les nombreux VRP de France Loisirs et Alice qui savent que les asiat’ ne disent pas « non » et profitent de l’adage Occidental « qui ne nie conscent. » pour signer des contrats à l’insu de leur plein gré.

    Je t’explique pas le nombre de fois, qu’ils sont repartis surpris de se faire insulter leur mère par un asiat’ en quittant le palier de chez moi.

    Et quand ils nous demandaient s’il y avait des voisins « comme nous » dans l’immeuble, on les envoyait chez des noirs ou des arabes en se bidonnant d’avance imaginant le VRP se convaincre en lisant le nom sur la porte…😄

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