Akihabara@Deep – 2006

 

synopsis:

Le quartier d’akihabara, le royaume des otakus cumule les charmes pour les accueillir dans un lieu, où ils ne sont pas méprisés ou regardés de travers.

Page beggaie au point qu’il utilise un ordinateur interpréteur qui traduit ses textes en signal vocal.

Akira travaille le plus joyeusement du monde dans un maid-café, le genre de café où les serveuses sont affublés d’un costume de soubrettes et adoptent un ton insoutenablement aigu, sensé être kawai selon les goûts japonais (mais ça doit être la cire dans leurs oreilles, NDLR).

Taiko, le passionné de musique, est vitime d’un syndrôme rare: il freese dès qu’émotionnellement, il ne se controle plus. Si, si, il freese avec le fumée, les yeux blancs et la paralysie qui vont avec.

Box, passionné de manga, lui souffre d’une angoisse de l’hygiène: aucun contact physique direct, en particulier envers la gente féminine, surtout si elle n’est pas en 2D…

Daruma, certainement celui qui remporte le trophée de l’acteur de drama le plus repoussant de l’industrie japonaise avec ses dents à rendre jaloux un décapsuleur, est fan invéterré de cosplay. Sauf que le seul déguisement réussi est celui où il porte une cagoule.

Izumu, la cadette de cette équipe de bras cassés, est le petit génie informatique, avec tous les attributs nerds qui vont avec: suffisance, langage énigmatique et addiction à la programmation. Son personnag aurait pu être réussi si derrière ses cheveux en vrac, elle n’était pas plutot mignonne.

Tout ce joli monde se nourrit donc au umaibo et connait pour point commun une certaine yui, administratrice énigmatique d’un chat d’entraide pour dépressifs.

Sous son impulsion, les 6 créatures qui ne connaissent pas d’autres quartiers de la métropole tokyoïte se rencontrent donc pour former une société appelée akihabara@deep dont le but est… euh. ben, çà m’a échappé.

Avis:A@D est une série loufoque d’otakus pour otakus. Comprenez Otakus comme « passionné » et non comme la déformation péjorative en Français qui qualifie uniquement les fans de manga et animés. Compréhension se rapportant assez au « geek », dans son sens originel.

Et pour ne rien vous cacher, ces héros à l’image certainement du public visé, font dans le lourd. Blagues grotesques, parfois salaces, mise en scène tendancieuse, A@D s’adresse aux fans d’akihabara.

A@D règle son compte en une réplique à la série qui apporta aux otakus un regard plus compatissant et une certaine reconnaissance en temps que sous-culture, j’ai nommé, Densha Otoko (épisode 3 il me semble): « Hermès est moche et n’existe que dans les romans! »

Et PAM!

A@D ne cherche ni à convaincre ni à attendrir: on nage en plein délire otaku. ici le travail de maid dans un café est une institution. Point barre. On monte une société pour être ensemble. Les ordinateurs ne sont pas sous windows. Les parents? disparu du vocabulaire et de la circulation. Le travail? seulement pour les coincés et les corrompus.Délirante, loufoque (en particulier l’épisode en huit-clos), private jokes à la pelle (chaque épisode, Daruma porte un costume différent: cobra, galaxy express 999, Nadia,…) la série ne laisse pas de répit au spectateur. Souvent tourné au fish eye, son montage n’épargnera pas votre rétine avec des plans dignes de figurer sur les productions artisanales à la mode Youtube.

Le surréalisme atteint le grand n’importe quoi avec le sérieux que l’on connait aux japonais vers les épisodes finaux.

Accrochez vous, dans le genre otaku, c’est du lourd.

8 Réponses

  1. C’est lourd mais c’est typiquement japonais et on en redemande.

    Les episodes sont bourrés de clin d’oeil aux jeuxvideo, jmusic, animation et j’en passe de quoi faire peter le citron d’un aficionados convaincu depuis quelques années au sens large.

    Un des meilleurs passage etant l’anti-Densha Otoko alors que le show s’adresse certainement aux memes personnes, c’etait osé.

    Un pur délire d’otaku extrement codifié où le plus reussi des code reste malheureusement celui de la morale japonaise du dépassement de soi…

  2. […] suivirent des adaptations TV et cinéma dont l’ordre est à […]

  3. « On en redemande »?
    ça, ça n’engage que toi, lolz.

    NB: J’ai écrit c’est « du lourd ». Nuance.

  4. j’ai vraiment enjoy, ya le coté cheap, mais je trouvais qu’il y avait une veritable originalité dans ce programme que ne propose pas a priori le reste des diffusions dorama courant de l’année au Japon.

    Ce petit bout de « culture underground » blindé de references c’est ça que je redemande, plutot qu’une traditionnelle adaptation de manga avec des personnages pas forcement bien travaillé pour la télé.

    Soit on assume à fond l’esprit manga (Nodame Cantabile en est un excellent exemple) soit on se branche sur al réalité quitte à perdre du charme (mais GTO a bien marché pour moi) tu ne pense pas ?

  5. De GTO, je n’ai vu que l’animé.

    J’ai eu bcp de mal à commencer le live. Mais pour répondre à ta question: un manga est un manga et un drama, drama. Ce qui a fit le succès de Spiderman par exemple, c’est que Sam Raimi a compris ce qui rend universelle la BD et a transposé ça au lieu d’une fidélité de forme, les adaptations réussis se focalisent sur une fidélité de fond.

    Ce que je trouve dommage, c’est que A@D, le drama, comme ton commentaire l’indique, n’est pas très accessible (trop de référence). Et puis le scénario, c’est n’importe quoi (une AI programmée par une gamine de 17 ans. Bien sûr…) ça déborde sur de l’ecchi… A moins, de ce dire que ça vient d’un manga, on peut difficilement laisser passer.

    Densha Otoko (d’ailleurs le passage que tu as cité tombe comme un couperet!) avait le mérite d’introduire le monde des otakus. A@D ne s’embarasse pas de ça.

    L’avantage c’est qu’avec une série comme celle là, on découvre le Japon sans retenue.

    Par exemple, le personnage d’Azita, l’indien voleur, trafiquant et fumeur de crack, est assez révoltant considérant le sous entendu raciste qui se cache derrière la blague.

    Idem pour leur prétendu Maid légendaire: une manière de justifier l’avilissement de la femme. Alors que même Kelly Osbourne (qui n’est pourtant pas un model de fémininité) s’est senti choqué par ce genre de travail -cf youtube pour des vids.

    par contre, je me pose une question à laquelle tu as pe une réponse. A la fin, il parle d’une adaptation scandaleuse du bouquin A@D.

    Pour avoir vu le film adapté du livre (et qui est assez différent du drama) je me suis demandé: C’est quoi la blague?

  6. uh ? quelle blague ? j’ai du mal à te suivre sur ce dernier passage, surement parce que je n’ai pas vu le film.

    Quelque part j’ai du mal à comparer à Densha que j’ai pourtant vénéré lors de la diffusion. Un pas est sauté on s’attaque à autre chose. Et la réalisation usée & cheap, pourtant recente, à l’image des productions fin 90s (l’exemple parfait serait IWGP) ça indique un coté intouchable d’un passé scellé adressant un message aux spectateurs du genre « hey les jeunes, franchement faites pas la meme chose, la vie à changé » alors qu’il s’agit d’un sujet d’actualité.

    Tu cite l’indien comme victime de raciste, la caricature n’est pas forcement flagrante et on pique sur un nerf à vif de la situation japonaise actuelle. Nos profs nous ont mis en garde sur ces etrangers que nous sommes qui « volent » les place des japonais dans les sociétés ou meme dans le train ! Le pays est tellement fermé et le systeme rodé, sans parler du nationnalisme post invasion americaine seconde guerre… Enfin tout ça pour dire que A@D est surtout à voir comme un aperçu sociologique qui est passé à travers les mailles du fillet où les Princess Tv font la loi plutot qu’un simple divertissement. On semble etre d’accord dessus, et ça fait plaisir quelque part, car aucune de mes connaissances a osé voir cette serie jusqu’à maintenant.

  7. >>> « la caricature n’est pas forcement flagrante « ??? ??
    Il manquerait plus que tu dises que la caricature était subtile.
    C’est gros comme un camion et je me sentirais insulté si j’étais indien.

    Je comprends pas ton 2e point mais pour en revenir à cette fameuse blague. C’est à la fin d’A@D, tout à la fin. Il y a un guest qui arrive avec le bouquin d’A@D et qui dit: »qqu’un a fait une adapatation scandaleuse de mon livre. veuillez trouver le coupable. »

    A priori, le guest en question est l’auteur du livre.

    Après avoir regarder le film (voir le blog). C’est évident que le film et le drama n’ont pas interprété le roman de la même manière.

    Donc voilà, quand l’auteur demande, lui même dans la série de trouver le coupable d’une version pourri de son roman, c’est nul comme blague.

  8. bonjour,
    qui peut me dire dans quel épisode de akihabara@deep , on peut voir un escalier rouge ?
    merci d’avance

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :