Garbage – Tell me where it hurts – 2007

2007 semble être une année de la décennie pour le rock’n roll.

Ok Computer (Radiohead) fête ses 10 ans sous la forme d’un album de remix gratuit et Garbage sort un Best dans le mois, plus de 10 ans après leur début. C’est à l’occasion de ce best que sort le single Tell me where it hurts.

L’occasion de regarder un peu en arrière.

Un best, dans le milieu rock ça fait toujours embourgeoisé: souvent on disait que ça révèle soit une auto-satisfaction nocive pour la créativité soit des problèmes internes nécessitant une pause. Qu’importe Garbage sera toujours Garbage.

J’avais même pas 16 ans lorsque j’écoutais pour la première fois une jeune fille chanter « I’m only happy when it rains ». J’appris plus tard, que le groupe était composé de 4 ingénieurs du son trentenaires (dont, à la batterie le producteur des Citrouilles Formidables et de Nirvana avant que le Kurt se fasse sauter le caisson) qui avaient recruté une jeune écossaise d’à peine 20 ans.

Je me souviens de la guerre entre le Rock et la musique électronique d’alors. Le Rap-R’nB ne connaissait pas l’hégémonie de nos jours. La diatribe entre les rockeurs hardcore pur et dur se refusant à laisser la place aux machines. Ironie de l’Histoire, aujourd’hui le sampleur est un instrument à part entière…

Je me souviens de la dualité de certains groupes interviewés se refusant à commettre l’irréparable en live (ce qui alterait leur composition) et j’entendais de la voix des technoïdes, bien avant que le Manson l’emprunte pour en faire une chanson: « Rock is dead ».

Garbage était la réconciliation de ces 2 extrêmes. Ou du moins la tentative de cohabitation entre la spontanéité d’un rock désabusé et la promesse d’un électronique de tous les possibles.

A l’image de ce single, Garbage, en 2007 est vintage. Et son charme des débuts a gagné en maturité. L’élément déclencheur, je me rappelle, ça avait été de lire dans Rock’n Folk que pour un des titres, ces bidouilleurs fous n’obtenant pas la distorsion de basse appropriée avaient shooté dedans au fusil à pompe…

C’est seulement après que je découvris le visage (notamment sur le second album) de Shirley Manson. Peut être ma song writer favorite.

Elle s’était fait la plume sur le tas, exposant ses faiblesses avec une vulnérabilité frisant l’autodestruction. Sur Version 2.0, ses textes écorchés sur sa voix d’outre tombe mélée au marasme electronique se chntaient sous la douche avec une facilité déconcertante.

C’est aussi ça Garbage: des mélodies légères sur des textes pourtant très sombres.

Lors de la tournée, on découvrit une jeune femme épanouie, un peu comme si ses textes lui servaient de psychanalyse. Titrée Poupée Manga par Rock’n Folk (à cause de ses yeux globuleux, son teint blafard et sa présence scénique) pendant la tournée asiatique, puis sex symbol par les magasines rock Rolling Stones ou NME je ne sais plus.

Ironie du sort, encore une fois, pour la jeune fille traitée de face de poisson à l’époque du collège.

Aujourd’hui, la confrontation electro-rock n’a plus lieu d’être (surtout depuis Beautiful Garbage) mais le groupe continue de produire cette pop musique pour névrosés.

2007, Garbage est seulement devenu un très grand groupe de rock.

Une Réponse

  1. […] errant sur Youtube, j’ai appris que Shirley Manson, la charismatique chanteuse de Garbage fait une apparition dans la saison 2 de Terminator, the Sarah Connor’s […]

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