Coco, c’est un peu comme Jean Paul Belmondo dans l’Aventurier ou Bruce Willis dans un ses Die Hard, “Il était au mauvais moment au mauvais endroit”.
Sauf que Coco était loin d’être un de ses héros tirant avec 2 flingues et sur qui les balles glissent. Loin de là.
Depuis l’incident, les parents, déshonnorés, enchainaient traitement de dépression sur traitement. Aujourd’hui, ils trinquent au champagne.
Je déambulais dans Paris, Châtelet, les Halles, en compagnie de Tch mon spécialiste des enseignes Nipponnes. Nous donnions rendez vous à Coco au Forum Sushi.

Il franchit le pas de l’établissement accompagné de la Housse (mon pote supporter du PSG qui m’insulte via SMS à chaque match et toujours opérationnel à paname) et de la Légende monté de Saint Etienne dans la matinée pour l’occasion.
Le plaisir de le revoir enfin, sa face. Accolades et tapes dans le dos à l’appui, grabuge et nos rires couvraient presque les commentaires du match de rugby de ce soir au point de déranger les clients.
On trinque au Saké. La note est pour moi.
- Tu es sorti quand?
- Hier matin, 4h. J’ai pas bu une seule goutte d’eau depuis que je suis “dehors”.

Parmi ses étonnements les plus éloquents:
- le nouveau président, comme l’arrivée de l’antéchrist avant que le globe ne se fissure en 2
- Les Halles fait plus bourgeois alors que 3 ans avant c’était le ghetto
- les caméras en dispositif systématique dans les villes sans que personnes n’aient rien bronché
- les gamins comprimés dans leur slim se tortillant façon tektonik, dans le métro, sans que personne leur demande quoi que soit, téléphone portable à fond le ballon et crête capillaire sur le chef. Coco a commencé à en insulter 2 ou 3 et on l’a éloigné avant qu’il n’y ait bagarre.
- avoir laisser la légende (que je ne vous présente plus) homosexuel(!) et le retrouver marié
Cette aventure ayant scellé leurs destins, je lui apprends que Khams1 est parti définitivement au Laos cet été, le pays d’où nous venons.
Il me répond en laotien: Bien. Il a eu raison.
Et il poursuit en Français que nous étions tous sur écoute les 6 mois qui ont précédé le jugement de jeudi dernier.
Le rugby de la France avait perdu.
Rien ne venait entamer notre joie.